L’amour en musique : la sélection du Supersonic Records

Vous cherchez un disque pour un premier date ? Vous voulez agrémenter vos dîners en tête à tête d’un B.O. romantique ? Ou vous avez terriblement envie de rythmer vos folles nuits d’amour d’un long format sensuel et érotique ? Pas de panique, on vous a concocté une liste des meilleures galettes pour célébrer l’amour sous toutes ses formes !


Inutile de tourner indéfiniment autour du pot : non, il ne suffit pas d’attendre la Saint-Valentin pour célébrer l’amour. En revanche, il est bon ton de rappeler à quel point il est agréable d’écouter de la musique durant une partie de jambes en l’air ou un câlin passionnel. Pour le 14 février, exit donc les bougies parfumées ou autres sextoys premier prix ! Venez plutôt jeter un œil à notre sélection des vinyles les plus torrides disponibles au Supersonic Records.

 

  • Serge Gainsbourg - Histoire de Melody Nelson


Difficile de ne pas débuter les hostilités avec le mythique Histoire de Melody Nelson de Serge Gainsbourg. Concept-album iconique à la frontière de l’art pop et de la musique classique, le dixième effort de Gainsbourg compte l’histoire d’une rencontre accidentelle et passionnelle entre un conducteur d’une Roll Royce et d’une « adorable garçonne » de « 14 automnes et 15 étés ». Pas très légal, on vous l’accorde. Pourtant, derrière la référence assumée au Lolita de Vladimir Nabokov, Serge nous embarque dans une aventure diablement jouissive d’à peine trente minutes, où ses susurrements sur « L’hôtel particulier » ou les gémissements de Jane Birkin sur « En Melody » devraient hérisser, sans difficulté, tous les poils de votre corps.

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  • Air - Playground Love (45T)


Fortement influencé par les penchants érotico-romantiques de l’œuvre de Gainsbourg, le duo composé de Nicolas Godin et Jean-Benoit Dunckel y est aussi allé de son hymne à l’amour. Composé pour la bande originale du premier long-métrage de Sophia Coppola, The Virgin Suicides,  « Playground Love » est assurément l’un des meilleurs morceaux pour pratiquer le french kiss en dansant le slow. « Love is all, all my soul », chante Thomas Mars (de Phoenix) sur le premier couplet. Est-il nécessaire d’en dire plus ?

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  • Baxter Dury - Floor Show


Pour continuer dans un style « Gainsbourien », impossible de passer à côté du dandy britannique Baxter Dury. Si la pochette de son deuxième album, Floor Show, est assez évocatrice, ce qu’il renferme l’est tout autant. Entre les nappes de guitares brumeuses et les chœurs féminins, la voix rauque et lascive de Baxter vient murmurer à nos oreilles comme un appel à la luxure. De quoi s’y abandonner seul ou à plusieurs.

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  • Cigarettes After Sex - Cigarettes After Sex


Celle-ci était facile, il faut bien l’admettre. Néanmoins, on ne peut que reconnaître que le groupe porte bien son nom. Premier album du quartet texan, Cigarettes After Sex nous plonge dans un univers cotonneux et aérien qui se prête parfaitement à quelques roucoulades sous la couette. Greg Gonzalez, chanteur au timbre androgyne, décrit d’ailleurs lui-même ses chansons comme « des ballades romantiques brumeuses et doucement cochonnes ». On ne pouvait pas être davantage dans le thème.

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  • Alex Cameron - Miami Memory


S’il est probablement l’artiste au déhanché le plus sexy d’Australie, Alex Cameron est aussi un romantique au grand cœur. Sa relation avec l’actrice Jemima Kirke façonne d’ailleurs le noyau de son troisième long format, Miami Memory. Un noyau qui se révèle parfois un peu trop explicite, comme sur la chanson éponyme, où Cameron nous raconte qu’il aime manger les fesses de sa compagne comme une huître (« Eating your ass like an oyster »). Et bon appétit !

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  • Prince - I Could Never Take the Place of Your Man


Restons dans la catégorie « déhanché sexy » avec le maître en la matière : Prince. Sur ce maxi issu de l’album Sign o' the Times paru en 1987, le « Purple One » raconte l’histoire d’une femme cherchant à remplacer l’homme qui vient de la quitter pour combler sa peine. Si la tentation est grande, Prince refuse, jugeant que celle-ci ne pourrait pas se contenter d’une relation d’un soir avec lui (ça va les chevilles ?). Quoi qu’il en soit, le single transpire de tout ce qui fait le charme du guitariste de Minneapolis : un rock funky cadencé à la boite à rythmes et ponctué d’un irrésistible solo de guitare. De quoi faire rapidement monter la température.

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  • The White Stripes - White Blood Cells


Si Jack White a toujours été habile dans l’exercice des love songs, on avoue avoir sélectionné White Blood Cells pour une chanson bien spécifique : « Fell In Love With a Girl ». Sur fond de garage rock uptempo, le natif de Détroit s’interroge sur la réciprocité de ses sentiments amoureux envers une femme à la chevelure rousse et bouclée, jusqu’à frôler la paranoïa. Un titre qui vous fera douter de l’amour éternel, sans pour autant vous empêcher de sautiller joyeusement avec votre moitié.

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  • Massive Attack - Mezzanine


Voici sans doute l’un des plus grands prétendants au titre de « meilleur album sur lequel faire l’amour ». En mâtinant son trip hop d’expérimentations indus et électroniques, le collectif de Bristol sort, en 1998, un troisième opus dont l’intensité dégage quelque chose de délicieusement charnel. « Angel » et « Teardrop » sont d’ailleurs souvent citées parmi les chansons les plus sexuelles jamais écrites. Vous voilà prévenus.

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  • Woods - With Light and With Love


Tels des beatniks 2.0, les Brooklynois de Woods ont toujours su perpétuer brillamment la dimension hédoniste et « peace and love » de leurs influences 60’s et 70’s. En témoigne ce With Light and With Love, qui nous donne envie de prendre la route avec notre âme soeur, de nous embrasser au milieu d’une nature luxuriante ou de papillonner à l’arrière d’un van… Bref, de vivre l’amour à temps plein.

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  • Lee Fields & The Expressions - It Rains Love


On termine cette sélection avec le vétéran soul Lee Fields, dont le dernier élan en date, It Rains Love, reste encore aujourd'hui l’un des plus beaux hommages contemporains au sentiment amoureux. Avec son envoutant timbre de voix, « Little JB » nous émeut autant qu’il nous transporte, et ce jusqu’au symbolique « Love Is the Answer » et son solo de cuivres spatial transpirant de tendresse. Alerte météo : il va pleuvoir de l’amour dans vos oreilles.

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